L’atelier « social networking » était consacré à une discussion autour des réseaux sociaux, de leurs perspectives d’avenir et des stratégies d’investigation des plateformes sociales.
Il était animé par André DAN, consultant et conférencier expert des réseaux sociaux, Président de Challengy, autour de quatre intervenants :
Tout d’abord, l’animateur a donné une définition globale du concept de « social networking », au travers de la présentation d’un certain nombre de plateformes permettant de créer du lien social :
Après un rapide historique consacré aux réseaux sociaux, de Xanga à Twitter, le dernier en date, l’animateur a insisté sur l’explosion de ces dispositifs orientés web 2.0. Ces réseaux sociaux engendrent de nouveaux usages :
Puis, l’animateur a remis en contexte la dynamique des réseaux sociaux, en avançant un certain nombre de freins :
Tom Gauthier a alors pris la parole en présentant des solutions web 3D en temps réel, un marché sur lequel est positionnée sa société V-Culte. Concrètement, il s’agit des mondes virtuels tels que l’incontournable Second Life, dans lesquels les utilisateurs créent leur propre avatar, communiquent et interfèrent avec des contenus virtuels. Par le biais de diverses statistiques, il a mis en exergue la dominance américaine et japonaise sur le secteur, ainsi que la segmentation du marché. Il a également évoqué le « business model » qui se crée autour de ces plateformes virtuelles : suscription, achat d’objets virtuels, publicité, etc. Enfin, il a évoqué les perspectives de marché à moyen terme de ce secteur d’activité, et l’engouement actuel des moins de 15 ans pour ces technologies.
Alain Delcroix est ensuite intervenu, il a insisté sur la transformation du web en un outil social, à l’heure où l’utilisation des réseaux sociaux commence à devancer celle de l’e-mailing. Il a également abordé la thématique du marketing sur les réseaux sociaux. Quelques exemples : la page fan sur Facebook, la recommandation à un ami, etc.
Nicolas Vieuxloup a par la suite présenté la société française Viadeo, un réseau social professionnel permettant d’entrer en relations avec certains membres, de retrouver des anciens collègues, de connaître l’actualité de certains de ses contacts, etc.
Enfin, les intervenants sont revenus sur les retombées économiques du social media. La discussion a alors tourné autour du social shopping (le fait, par exemple, de donner un avis sur un produit) et sur les stratégies à mettre en place pour investir une plateforme de réseau social du côté des entreprises. L’objectif étant d’« entrer dans la conversation », c’est-à-dire de créer une communauté partageant les codes et les valeurs de l’entreprise, et susceptible de les transmettre. Une lourde tâche qui revient au community manager.
Enfin, quelques conseils ont été donnés à qui veut utiliser correctement le social media :
Un système de questions-réponse a ensuite suivi, avec notamment des interrogations sur les dangers du social networking chez les plus jeunes, mais également sur le ROI d’une campagne publicitaire sur les réseaux sociaux.
La firme américaine travaille à l’heure actuelle sur un nouveau protocole d’échange de données.
Google n’en finit plus d’annoncer de nouveaux projets : un nouveau système d’exploitation, un système de recherche pour le commerce baptisé Google Commerce Search, une nouvelle version de son algorithme de recherche dopé à la Caffeine et mieux encore, un nouveau protocole de transfert des données, en remplacement de HTTP.
Ce nouveau protocole, SPDY (contraction de SPeeDY) devrait être complètement OpenSource et permettre de multiplier par deux la vitesse de communication entre un serveur et un client web. Des tests ont d’ores et déjà été effectués, avec le navigateur Google Chrome, sur les 25 sites les plus populaires, produisant des résultats stupéfiants: un temps de réponse et de chargement 55% plus rapide.
Pour l’instant, pas question de toucher au protocole HTTP des origines du web (il est apparu en 1996), mais de l’améliorer en compressant les données et en évitant d’ouvrir une connexion pour chaque fichier téléchargé (HTML, CSS, images, etc).
On ne connaît pas encore l’issue de ce projet, mais SPDY pourrait bien à l’avenir remplacer HTTP dans nos traditionnelles barres d’adresses.
Pour en savoir plus :
Electronics Arts vient d’annoncer le rachat d’une société de jeux vidéos spécialisée dans le social gaming.
La firme de jeux vidéos Electronics Arts, connue notamment pour la mythique franchise Fifa, a annoncé ce vendredi le rachat de la société Playfish, une start up productrice de jeux vidéos communautaires, présente sur des sites comme Facebook, MySpace, ou encore Bebo, et qui s’est faîte connaître au travers de titres comme Pet Society ou encore Restaurant City. Le montant de l’opération s’élève à 275 millions de dollars.
EA rattrape donc son retard dans le casual gaming, ce nouveau « mode de consommation vidéoludique » qui fait de plus en plus d’adeptes aujourd’hui.
« Les jeux communautaires, avec l’accent qu’ils mettent sur les amis et les communautés, connaissent une croissance extraordinaire. C’est donc le bon moment d’investir afin de renforcer notre participation dans cette arène », a déclaré Barry Cottle, le dirigeant d’EA Interactive.
Une judicieuse intuition, donc, pour EA, qui pourrait avoir la bonne idée de développer ses licences ô combien lucratives sur des plateformes communautaires. Alors, à quand les Sims sur Facebook?
Pour en savoir plus :
Avec les nouveaux services qui apparaissent sur la toile, comme Memory Life ou My Archive Box, nos souvenirs sont rattrapés par le numérique.
L’ère est au tout numérique, c’est un fait. Même notre mémoire est matière à l’usage de technologies. En effet, une nouvelle tendance se dessine avec l’apparition de sites faisant office de « gestionnaires de mémoire », où chacun peut stocker et classer ses souvenirs comme bon lui semble.
Memory Life propose ainsi de transférer sur un espace virtuel un ensemble de souvenirs personnels: photos, VHS, SMS, MMS, dessins, vinyles, Super 8 (!), etc. 1Go de mémoire (physique cette fois) est disponible. Une fois ces petits moments de vie sauvegardés sur le site, libre à chacun de les classer, de les trier, de les assembler et de les organiser visuellement. En somme, un véritable album de vie multi-supports, que l’on peut ensuite stocker sur DVD pour en faire profiter ses proches. Pour ajouter du contenu, différents moyens : sur le site directement, par mail et même via sms.
Avec cette innovation sont nés d’autres concepts, comme celui de MyArchivesBox, qui propose de conserver, en ligne, l’ensemble des papiers administratifs et autres factures qui envahissent nos espaces de rangement. Une option permet même de transférer automatiquement ses factures électroniques dans sa « box » . Finies les heures de galère à chercher à mettre la main sur un papier introuvable…
La prochaine fois que vous viderez votre grenier, ayez donc le réflexe numérique!
Pour en savoir plus:
Xerox vient d’annoncer le développement dans ses laboratoires de la Silver Bullet, une encre électroconductrice qui permettrait d’imprimer directement des circuits électroniques sur différents supports : matières textiles, plastiques, film, etc. La clé de cette invention réside dans la température de fusion de l’encre (140 degrés Celsius), plus basse que celle du plastique (150 degrés Celsius), permettant ainsi d’imprimer l’encre sans faire fondre le plastique.
Xerox met dès aujourd’hui à disposition des industriels des échantillons de cette encre révolutionnaire. De quoi envisager une multitude d’applications à moindre coût : lecteurs e-book flexibles, gadgets jetables, cartes de voeux électroniques, ordinateurs « textilo-intégrés »…
Pour en savoir plus :
Les innovations en matière de textile intelligent fleurissent en Europe et dans l’hexagone: tissus micro-encapsulés amaigrissants ou cicatrisants, gants de ski (ou de motards !) chauffants, drapeaux lumineux (usine Doublet à Avelin), etc. Une vraie mine d’or pour les industriels en quête de nouveaux marchés.
La dernière nouveauté en date: des bodys intelligents pour bébé! Et dans le domaine, les avancées sont surprenantes. Ainsi, une marque de vêtements italienne a mis au point un pyjama extensible (et anti-bactérien de surcroît) pouvant accompagner le nourrisson de la naissance à 3 ans! Et tout cela grâce aux propriétés de certaines fibres ultra-extensibles…
En France, certaines enseignes proposent un body comportant une zone « thermo-sensible », qui change de couleur lorsque la température du bébé augmente, créant ainsi une alerte pour les parents.
Bref, la puériculture bénéficie largement des avancées technologiques en matière de textiles intelligents. Reste à savoir si les parents adhéreront à ce concentré de technologies à même la peau…
Pour en savoir plus:
La tendance est bel et bien là : la télé sur le web fait recette.
La consommation audiovisuelle change et ce sont les sites des grandes chaînes qui en profitent : en tête, M6 Replay et TF1 Vidéo (où l’on peut même revoir le dernier épisode des Feux de l’amour, c’est dire!) qui récupèrent grâce à ce média une partie des spectateurs qui ont déserté leur salon.
Mais cette mutation des usages touche de plein fouet les constructeurs de téléviseurs. La solution pour colmater la brèche? Injecter une bonne dose de web dans nos postes…
Les leaders du marché, Sony, Samsung, LG, Philips, entre autres, commencent en effet à développer des Connected TV, autrement dit des téléviseurs qui intègrent des contenus Internet, disponibles sous formes de widgets, la plupart ayant été développés par la firme Yahoo. De petites applications, donc, comme le cours de la bourse ou la météo, qui s’affichent autour de l’écran et que le spectateur peut sélectionner à l’aide de sa traditionnelle télécommande. Outre ces widgets, le spectateur peut surfer sur des sites tels que Twitter, MySpace ou Flickr.
La solution de Philips est actuellement la plus aboutie du marché : la marque néerlandaise a en effet signé des accords avec YouTube, Ebay, Allociné ou encore TomTom. Mieux, sa « Net TV » offre la possibilité à l’utilisateur de parcourir des pages web via une version spéciale du navigateur Opera.
De grandes firmes du multimedia, comme Adobe, commencent à s’intéresser de près à ces innovations, accélérant de fait la fusion prochaine entre ordinateurs et télévision.
Pour en savoir plus:
|
14
oct |
Avec Google Wave, le géant américain Google entend bien révolutionner les outils traditionnels de communication sur le web.
De quoi s’agit-il?
Google Wave est un projet open source qui vise à rassembler toute une batterie d’outils de communication dans une même application, laquelle sera accessible depuis n’importe quel navigateur. Les services mail et de messagerie instantanée, les applications dédiées aux réseaux sociaux (Twitter, Facebook), mais également les derniers billets publiés (ou en cours de l’être) sur un blog seront ainsi accessibles au travers d’une même page HTML (c’est le standard HTML 5 qui sera utilisé).
Par ailleurs, lors d’une conversation instantanée, l’interlocuteur pourra voir, en temps réel, ce que son vis-à-vis est en train de saisir sur son clavier, avant même d’avoir cliqué sur le bouton « envoyer ». Par un simple « drag and drop » de la photo d’un contact, celui-ci sera ajouté automatiquement à la conversation en cours. Ce dernier aura même la possibilité de consulter les messages antérieurs en activant une touche « playback« .
Enfin, l’échange de documents (photos, vidéos, tapuscrits) sera simplifié: en glissant les fichiers désirés dans la « Wave », ils seront envoyés aux contacts désirés.
Avec Google Wave, la notion de partage est poussée à son paroxysme : on peut à volonté, s’échanger des jeux, des cartes Google Maps, des liens, reprendre un échange mail de manière instantanée, etc. D’où l’image de la vague, d’un mouvement continu, inépuisable…
Pour le moment, le service n’est accessible qu’à 100 000 testeurs, pour la plupart des développeurs, et apparaît aux yeux mêmes des plus aguerris comme un outil difficile à prendre en main. Néanmoins, il a été largement plébiscité lors de sa présentation à la Google I/O du 28 mai 2009.
Lars et Jens Rasmussen, à l’origine du concept, sont confiants: « l’email a été pensé sur le modèle du courrier classique, et les messageries instantanées sur celui du téléphone« . Le « rich media » aura-t-il pour ambassadeur Google Wave? Au vu du buzz autour de la nouvelle interface sur Facebook et Twitter ces derniers jours, cela semble bien parti!
Pour en savoir plus:
A partir du 15 octobre 2009 s’ouvre un grand débat public national sur les nanotechnologies. Rappelons que les nanotechnologies sont l’ensemble des objets et technologies observables à moins de 100 nanomètres, soit à l’échelle du milliardième de mètre!
Des technologies qui trouvent de plus en plus d’applications dans la vie courante: médecine, agro-alimentaire, informatique, textile, etc. Concrètement, on peut retrouver des « nano-objets » dans les raquettes, dans les écrans plasma, ou encore dans la crème solaire. Au total, 800 produits sont concernés aujourd’hui.
Un champ d’étude vaste et prometteur, notamment dans les domaines de la médecine (avec de possibles capsules qui transporteraient plus efficacement les substances médicamenteuses jusqu’aux tissus malades), de l’environnement ou encore de l’énergie.
Moins coûteux, plus petits et plus résistants, ces objets du nanomonde ne manquent donc pas d’atouts. Cependant, on ignore encore les risques liés à leur utilisation. Faut-il en avoir peur? Aujourd’hui, la question reste entière. Certaines études révèlent qu’une inhalation de ces particules pourrait s’avérer toxique pour certains organes. Mais il n’existe pas réellement de consensus autour de la question …
C’est donc toute la raison d’être du débat public qui sera lancé cette semaine par le Ministère de l’Ecologie. Un site a d’ailleurs été créé à cette fin, il est disponible à cette adresse: http://www.debatpublic-nano.org/
Chacun pourra donc réagir et donner son point de vue sur « le développement et la régulation » des nanotechnologies et des nanosciences. Un seul mot d’ordre, donc : à vos claviers!
Pour en savoir plus:
C’est la question que l’on est en droit de se poser au vu de la tendance qui se dessine à l’heure actuelle. Un nouveau modèle économique est en train de se mettre en place, reléguant les boitiers de jeux vidéo au placard…
En effet, les consoles next-gen qui sont apparues sur le marché proposent toutes un service de téléchargement en ligne : Playstation Store pour la PS3, Xbox Live pour la Xbox 360, WiiWare pour la Wii, etc. L’utilisateur a donc accès à une boutique virtuelle dans laquelle il peut soit télécharger des goodies de manière gratuite (fonds d’écrans, bandes-annonces de jeux), soit acheter directement en ligne une extension ou un jeu complet, moyennant finance bien sûr. Pour le moment, seules de vieilles gloires du passé, comme Crash Bandicoot ou Gran Turismo sur Playstation, sont disponibles. Mais l’avenir du jeu vidéo est bel et bien là.
Dernier exemple en date (et le plus marquant), la PSP Go de Sony, qui sera commercialisée à partir du 1er octobre. Contrairement à son aînée, elle mise sur l’abandon pur et simple du support UMD. Autrement dit, pas de lecteur de disques, mais un magasin en ligne qui propose un catalogue de jeux à la carte. Une connexion wifi pour les télécharger et une mémoire de 16 Go pour les stocker, le principe est simple et résolument novateur.
Si le futur des jeux vidéos recèle de belles promesses écologiques (adieu les boitiers, les notices et bientôt même les joysticks et les consoles, mais ça c’est une autre histoire), il fait néanmoins grincer des dents : celles des « gamers » adeptes du marché de l’occasion et celles des distributeurs, qui voient leur rôle dans le circuit commercial considérablement amoindri.
Par ailleurs, il suppose une démocratisation du très haut débit qui n’est pas encore chose acquise dans nos campagnes…
Pour en savoir plus :