L’atelier « Ville intelligente : Le citoyen usager au cœur d’un monde réel et virtuel » a permis de faire un état des lieux des initiatives en matière d’urbanisme intelligent et de dresser quelques perspectives pour la ville en 2015.
Animateur :
Intervenants :
Loïc Hay a d’abord rappelé que, pour imaginer la ville du futur, deux méthodes sont envisageables : le forecasting et le backcasting. Tandis que l’une consiste à se projeter dans l’avenir en se fondant sur les tendances actuelles, la seconde relève plus du politique en réfléchissant davantage à ce qui est souhaitable que techniquement réalisable.
Hugues Aubin a ensuite pris la parole pour parler des mutations qui ont lieu aujourd’hui en termes de rassemblement et d’activité sociale.
S’appuyant sur son expérience à Rennes, il a montré que les citoyens et particulièrement les jeunes générations se détournent aujourd’hui de l’engagement associatif et préfèrent désormais les réseaux sociaux pour mener des actions de rassemblement, par exemple les fameux flash mobs. Ces réseaux offrent en effet des possibilités de rassemblement inédites et très efficaces grâce à la communication virale.
Pour Hugues Aubin, il n’y a aucune raison pour que la performance publique soit en-deçà de ce qu’on peuvent offrir les outils privés, et l’enjeu pour la ville est à présent de développer des canaux d’interaction entre ses citoyens.
A Rennes, cela passe par exemple par La Ruche, réseau social local qui permet aux habitants rennais de communiquer et se rassembler sous forme de communauté. Hugues Aubin a également évoqué les projets d’applications de réalité augmentée, permettant par exemple aux habitants de visualiser instantanément les horaires d’ouverture des services publics de leur ville, ou de voir se dresser virtuellement devant eux les futurs projets d’urbanisme sur les barrières des chantiers.
Parce que la ville du futur se dessine aussi avec les acteurs privés, Pascal Lerideau s’est fait le porte-parole de la société 3M, qui développe des solutions de traçabilité à destination des bibliothèques et des réseaux de télécommunication.
L’intervenant a décrit les solutions intelligentes qui se préparaient pour demain, et a par exemple évoqué la possibilité d’emprunter des livres à sa bibliothèque depuis le métro, à travers des machines en libre-service.
La conférence s’est achevée par un dialogue entre les intervenants et le public. Un spectateur s’est ainsi inquiété des conséquences des nouvelles technologies sur les libertés individuelles, réagissant à la diffusion d’un reportage sur l’arrivée de bracelets électroniques dans une maison de retraite de Lomme.
Cet atelier a donc fourni une vision complète et concrète de ce que pouvait devenir nos villes, avec une juste prise en compte des facteurs économiques, sociétaux, politiques et bien sûr humains.
Certaines conférences des Rencontres Net 2009 feront l’objet d’un streaming le 24 novembre 2009. Vous pourrez découvrir en direct l’événement :
Le streaming n’est plus actif.
Les étudiants du Master 2 Idemm sont fiers de participer à l’animation du blog des Rencontres Net 2009.
Le master professionnel Idemm (Ingénierie Documentaire Édition et Médiation Multimédia) de l’Université Lille 3 forme les étudiants aux métiers du multimédia et d’Internet.
Les étudiants d’Idemm sont préparés à conduire ou à intégrer des équipes avec une double compétence : celle de spécialiste de la structuration de document et celle relevant de la maîtrise des interfaces multimédia et interculturelles.
Webmaster, référenceur, chef de projet web, concepteur-rédacteur, consultant… La formation polyvalente d’Idemm rend les étudiants aptes à conduire des projets et endosser des responsabilités dans le domaine de la conception, la rédaction et l’optimisation de systèmes multimédia. »
La ville intelligente est à l’honneur du Congrès Net 2009, qui accueille le 24 novembre prochain un atelier sur le thème « Le citoyen-usager au coeur d’un monde réel et virtuel ».
Programmé de 11h30 à 13h, l’atelier sera animé par Chekib Garbi, ingénieur d’affaires pour Digiport.
Chékib Gharbi est responsable du pôle innovation de DigiPort depuis 2002, et est aujourd’hui en charge du projet EuraRFID.
Il est titulaire d’un DESS Commerce Electronique à l’Université de Lille 2, d’un DEA Sciences de l’Information et de la Communication et d’un 3ème cycle de Gestion de Projets à l’Université de Valenciennes.
Il accompagne de nombreuses collectivités dans l’élaboration de projets TIC à destination de différents publics, de la réflexion stratégique à la mise en œuvre en passant par la recherche de financements. Il intervient également auprès des entreprises en création et en développement dans le secteur technologique, et plus particulièrement auprès de la filière e-learning. Il a exercé dans différents cabinets de conseil en tant que consultant e-business et chef de projets auprès des ministères et des entreprises.
Pascal Lerideau est responsable depuis quatre ans de la direction des ventes et du service après-vente du département « Solutions de Traçabilité » de 3M. L’entreprise américaine développe des solutions de traçabilité pour deux secteurs majeurs: les bibliothèques et les réseaux de télécommunication. Elle propose des technologiques de marquage adaptées à la gestion électronique de documents ou à la localisation des réseaux souterrains.
Pascal Lerideau a de nombreuses années d’expérience dans le domaine des nouvelles technologies telles les étiquettes électroniques (RFID) ou la GED (gestion électronique des documents).

Passionné par les usages des technologies de l’information, Hugues Aubin est, depuis 2004, chargé de mission TIC auprès de la Ville de Rennes où il développe notamment la e-administration et des services innovants pour les usagers.
Rennes est depuis dix ans un territoire pilote dans le domaine des TIC. Ainsi en septembre dernier ont été présentés, lors des rencontres Rennes Cap Com Net 2.0, plusieurs services expérimentaux qui seront proposés aux habitants dans un futur proche: un mur tactile d’information développé par la société Selten, une maquette 3D tactile de la ville réalisée par Archivideo, une application gratuite iPhone Vivre à Rennes développée par la société Niji. Rennes est aussi une pionnière en matière de réalité augmentée puisqu’a été présentée l’application Vivez Rennes augmentée, conçue par Orange Labs et Niji.
Spécialiste des services et usages des technologies de l’information, Loïc Hay intervient depuis 10 ans dans le secteur public pour accompagner les collectivités locales, soutenir leurs projets, et mettre les TIC au service de leurs politiques publiques de développement territorial.
Il est aujourd’hui chargé de mission pour l’agence ARTESI Ile-de-France, qui exerce une mission d’animation spécialisée auprès des collectivités locales franciliennes pour les accompagner dans le processus d’appropriation des technologies de l’information et de la communication à des fins de service public.
Le quartier des rives de la Haute Deûle de Lille est depuis mercredi dernier labellisé
« écoquartier ».
Situé au bord du canal de la Deûle, à proximité du centre-ville de Lille, le quartier a été retenu par le ministre de l’écologie Jean-Louis Borloo, parmi les 160 candidats ayant postulé à l’appel à projets.

Les Rives de la Haute Deûle deviennent ainsi le symbole de la construction haute qualité. L’ensemble du quartier, aménagé par la Soréli, répond aux exigences du développement durable. Cela se manifeste notamment par le recueil des eaux de pluie dans des canaux menant à un jardin d’eau. Là les plantes filtreront l’eau avant son rejet dans la Deûle. Au programme aussi, des logements économes et des aménagements qui privilégient la marche, le vélo et les transports en commun. Une navette fluviale devrait aussi voir le jour.
D’après Pierre de Saintignon, première adjoint à la maire de Lille, «Ça va devenir un quartier incroyable de Lille qui est déjà au rendez-vous économique. »
En effet, le site du Blan-Lafont récemment réhabilité a vocation à devenir un pôle d’excellence économique et d’innovation, dédié aux nouvelles technologies de l’information et de la communication. Plus d’une cinquantaine d’entreprises sont déjà implantées à Euratechnologies, de la jeune pousse à la multinationale. Située au coeur de l’europe, la future « chti’licon valley » consacrera à terme 150 000 m² aux entreprises.

Les Rives de la Haute Deûle sont ainsi un de ces quartiers modèles qui semblent préfigurer ce que sera la ville de demain, entre innovation technologique, respect de l’environnement, confort de vie moderne et compétitivité économique.
Quel meilleur endroit pour accueillir un débat sur l’avenir de la ville en 2015 ?
Le 24 novembre prochain, Euratechnologies ouvre ses portes à un atelier sur le thème de la Ville intelligente : « Le citoyen-usager au coeur d’un monde réel et virtuel », à l’occasion des Rencontres Net 2009.
Pollution, pression démographique, menace de bouleversements climatiques, distension du lien social… l’urbanisation croissante des modes de vie amène aujourd’hui à repenser la ville.
Aux quatre coins du monde fleurissent ainsi des projets de villes nouvelles imaginées comme des lieux de vie idéaux, conciliant innovation, modernité, sécurité sanitaire et sociale, respect des libertés individuelles et de l’environnement. Le rêve d’une ville idéale, sans pollution, sans criminalité, sans embouteillage, semble déjà se profiler pour demain.
Ce rêve d’une ville idéale, beaucoup en ont déjà rêvé, écrivains, architectes, artistes, politiciens ou simples citoyens.
De l’Utopia de Thomas More au Familistère de Guise, de l’Atlantide à Sim City, le Centre Mondial de la Paix vous invite à découvrir ces cités merveilleuses au cours de son exposition Utopia, de l’Atlantide aux cités du futur.
L’exposition s’articule autour d’une idée directrice : inspirée par les espoirs socio-politiques successifs de la société occidentale, l’utopie est une critique du présent, de ses mœurs, coutumes et institutions.
Un parcours sonore accompagne l’exposition : de la musique renaissante contemporaine à Thomas More à la musique numérique d’aujourd’hui, chaque salle d’exposition est empreinte d’une identité sonore.
Centre mondial de la Paix, Verdun, du 8 septembre 2009 au 31 janvier 2010
Lancé il y a un peu moins d’un an, le Cluster (« groupe » en anglais) Green & Connected Cities est un regroupement de 21 villes, d’entreprises, d’experts, de chercheurs, d’associations et d’institutions en Europe et en Méditerranée.
Initié par ACIDD (Association Communication et Information pour le Développement Durable) et Grenoble Ecole de Management, cette association se donne pour mission de répondre aux grands défis écologiques et sociétaux des villes du futur. La priorité est de repenser les modes de travail, de mobilité urbaine, de logement…

Le premier projet du Cluster est le programme Ecocentres 2.0, qui commencera à être mis en œuvre début 2010. Il s’agit d’expérimenter dans 5 villes d’Europe et de Méditerranée de nouveaux dispositifs urbains : transports peu polluants, habitations, lieux de travail, de formation et loisir, le tout conçu dans une démarche de haute qualité environnementale et géré grâce aux technologies numériques.
Les Eco-centres 2.0 seront de véritables laboratoires de la ville numérique durable de demain, et constitueront à long terme des exemples pour les autres villes, et des espaces pédagogiques pour l’information des futurs usagers. Chaque projet est piloté par un binôme composé d’une ville et d’une entreprise.
Dans le cadre des recherches effectuées pour ce projet, une dizaine de membres du Cluster vont aller à la rencontre des réseaux et des initiatives mises en place à Copenhague, Malmö et Stockholm – qui sera l’an prochain la première « capitale verte européenne ». Le voyage aura lieu les 25 et 26 novembre prochains et se terminera par un petit tour à la conférence Eurocities 2009.
Bientôt la Toussaint, et l’occasion d’aller fleurir les tombes de ses défunts aïeux. Mais comment retrouver le caveau de sa grand-tante quand on n’a pas mis les pieds au cimetière depuis des lustres ?
Tout problème a sa solution numérique : aujourd’hui, de plus en plus de communes équipent leurs cimetières de bornes interactives d’orientation. Trois bornes de ce type viennent ainsi d’être installées à Béthune, pour un coût de 8000€ pièce.

Ces bornes permettent de rechercher une concession de manière rapide à travers une interface personnalisée simple et ergonomique. De multiples options sont disponibles : visualisation du trajet jusque la tombe et d’une photographie de la sépulture, livre de condoléances, consultation de la biographie du défunt…
La base de données des décès peut être gérée à distance et être mise à jour de manière simple et rapide, grâce à une connexion Internet.
Un service utile pour les citoyens et les collectivités, même si cette immersion des nouvelles technologies dans les lieux de recueillement pourra friser le mauvais goût aux yeux de certains.
Après les bornes numériques à l’entrée des cimetières, le lancement d’un nouveau service web de planification des obsèques, les mausolées en ligne grâce à Facebook, le business post mortem de Michael Jackson, sera-t-il encore possible de reposer en paix ?
La Commission Européenne a adopté le 30 septembre dernier un Plan d’action pour la mobilité urbaine.
Ce plan propose 20 mesures pour aider les autorités nationales, régionales et locales à planifier et gérer leurs transports urbains.
Quatre axes de développement prioritaire sont visés :
- politique : la mise en place de politiques intégrées et le positionnement du citoyen au cœur de l’action
- technique : l’écologisation des transports urbains
- financier : l’accroissement des financements
- informationnel : le partage de l’expérience et des connaissances pour l’optimisation de la mobilité urbaine
La Commission souhaite notamment favoriser l’échange d’information entre les intervenants du secteur. Un observatoire de la mobilité urbaine, sous la forme d’une plateforme virtuelle dotée d’une base de données et de matériels didactiques, permettra de partager des informations, des données et des statistiques, de suivre les évolutions et de faciliter l’échange de meilleures pratiques.
Elle encourage les projets de recherche dans le domaine des véhicules à faible émission, envisage d’offrir une assistance sur les applications STI, rappelle aux Etats l’obligation d’assurer l’accessibilité des transports aux handicapés.
Elle maintient son soutien à des projets comme le programme « Energie intelligente pour l’Europe», l’URBACT, l’initiative CIVITAS, et promet le financement de projets pilotes dans le domaine des TIC appliquées à la mobilité urbaine.
Ce plan, qui fait suite au Livre vert sur la mobilité urbaine de septembre 2007, devra être mis en application d’ici 2012.
Lorsqu’on s’interroge sur l’avenir des technologies, faire un petit tour du côté du Japon ouvre souvent des perspectives prometteuses.
L’Institut de Recherche Automobile Japonais (JARI) a organisé jeudi dernier une conférence sur le thème de la mobilité en 2030 : « In 2030, How Do You Want to Be Getting Around ? »
Cette conférence a été programmée dans le cadre du salon automobile de Tokyo, qui a ouvert sa 41e édition le 24 octobre dernier. Le salon dévoile à ses visiteurs des concepts étonnants qui nous livrent déjà une certaine vision de la mobilité de demain
Les constructeurs japonais exposent des véhicules écologiques mobiles à quatre, deux, voire deux roues.
Toyota est l’un des plus novateurs avec son fauteuil roulant du futur, le i-Real, déjà présenté au forum virtuel Metapolis.

Honda n’est pas en reste avec le monocycle U3X, système de propulsion individuelle qui peut se déplacer dans tous les sens grâce à ses roues à multiples faces. Alimenté par énergie électrique, il embarque un gyroscope, couplé à un module Gps, afin d’être dirigé dans la direction voulue.
Le monocycle sera intégré dans l’EV-N, la nouvelle voiture rétro-écolo du constructeur, grâce à un compartiment spécial dans la portière.

Gadgets ou inventions révolutionnaires? On peut se demander si ces objets futuristes annoncent le début de l’ère mobile ou la fin de l’homo erectus…