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29
nov |
Compte-rendu de la conference pleniere |
La conférence plénière annonçait l’ouverture de ces Rencontres Net 2009. Son objectif était de fournir quelques éléments de réponses sur la manière dont nous vivrons en 2015.
Pour ce faire, Michel Picot, journaliste BFM, a animé une discussion entre différents acteurs stratégiques :

Dans un premier temps, ces différents intervenants ont évoqué la crise économique traversée par l’ensemble des Nations et son impact sur les innovations. Tous semblent unanimes et reconnaissent que pour redonner vie à un système en crise, il faut innover pour le rendre plus compétitif. Chaque intervenant a souligné que l’innovation ne doit pas être réduite aux seules technologies mais elle englobe d’autres aspects fondamentaux comme l’organisation de l’entreprise, son management, etc. En résumé, innover pour innover est totalement inutile, l’innovation qui est le passage au marché d’une invention doit faire l’objet d’une politique plus large, plus durable et être synonyme d’ouverture d’esprit.
Ensuite, Michel Picot a orienté la discussion vers la réalité d’Internet en 2015. Internet ne se limitera plus au simple poste mais migrera vers d’autres terminaux entraînant l’apparition de nouveaux usages et de nouvelles pratiques. L’Internet des objets révolutionnera en quelque sorte notre vie quotidienne. Nous pouvons d’ores et déjà en parler au présent car de nombreuses initiatives ont été mises en place. Par exemple, à Stockholm, IBM a mis au point un système permettant de gérer le trafic dans le but d’améliorer le confort de vie des habitants. Il s’agit d’une application peu visible d’un point de vue matériel mais ayant un impact positif sur tous les plans.
La discussion s’est alors davantage concentrée sur le Green IT, ses enjeux et ses possibilités. Une entreprise qui se déclare Green le fait à la fois pour réduire son empreinte écologique sur l’environnement mais également dans un objectif plus marketing car cela améliore son image auprès de ses collaborateurs et du grand public. Les intervenants ont clarifié les définitions du Green IT et du développement durable qui sont deux concepts employés souvent comme synonymes alors qu’ils ne correspondent pas à la même réalité : le développement durable n’inclut pas que l’aspect environnemental, contrairement au Green IT mais également les aspects économique et social.
À la suite de cette présentation sur le thème de l’écologie, Laurent Duiquet a été invité à présenter les évolutions, les tendances et les solutions futures du commerce électronique. Selon lui, la révolution principale du commerce électronique est le déplacement de son centre de gravité ; désormais l’accent est mis sur la relation entre le client et le vendeur avant, pendant et après la transaction. Le commerce aura lui aussi tendance, dans les années à venir, à être multicanal. Des exemples existent déjà : si un acheteur se rend dans un magasin, choisit un produit mais que celui-ci est momentanément indisponible, il pourra le commander sur Internet via une borne en magasin et se le faire livrer chez lui. Ces bornes pourront se généraliser et être placées dans d’autres endroits. Par exemple, dans une gare : le consommateur achète un produit dans sa gare de départ et le retire dans sa gare d’arrivée, etc. Les possibilités sont nombreuses. L’intégration des nouvelles technologies permettra donc de palier aux limites du commerce en ligne.
Enfin, Hugues Aubin est venu présenter le concept de ville intelligente en s’inspirant d’initiatives mises en place dans la ville de Rennes. Il rappelle que les technologies ne sont pas une fin en soi et que pour qu’elles soient intégrées dans les pratiques quotidiennes des habitants, il est nécessaire que ceux-ci les acceptent. Pour ce faire, il recommande d’appliquer le « bottom-up » ; c’est-à-dire de considérer avec attention les idées et les besoins du grand public et de ne pas fournir une application technique pure et aveugle. En effet, il est essentiel que la représentation mentale d’une ville soit maintenue et que celle-ci ne devienne pas un modèle hybride que personne ne reconnaît.