
Le textile existe depuis des millénaires. Si au dix-huitième siècle, la mécanisation permet une avancée remarquable, c’est à la fin des années trente que la science s’en mêle avec la création du Nylon. Depuis, les couturiers n’ont de cesse de s’inspirer des nouvelles technologies pour leurs créations.
Chez Paco Rabanne, la modernité s’allie à la tradition : le latex, plastique et souple, s’allie au murex, pourpre traditionnel provenant d’un crustacé et utilisé depuis l’Antiquité. D’autres créateurs choisissent d’aller plus loin comme Elisabeth de Senneville qui utilise les textiles industriels dès les années 80. Ses créations se lient aux hologrammes, aux plastiques soudés ou à la fibre optique. En 2004, on se souvient du partenariat avec France Télécom sur les écrans souples textiles permettant d’afficher des logos via son portable (voir photo)
Ainsi, des applications plus ou moins fabuleuses voient le jour tels que ce soutien-gorge photovoltaïque : Mesdames, plus besoin de vous embarrasser de batterie, vos dessous rechargeront portable et lecteur mp3. Si l’idée vous effraie, Wonderbra vous propose le soutien-gorge gourde appelé Wine Rack, à supposer donc, qu’il ne soit pas uniquement fait pour contenir de l’eau.
Pour la maison, si vous en avez assez de vos rideaux fastidieux à poser, la société Baumann en proposent de toutes formes et de toutes couleurs sous forme de sticker.
Les applications du textile innovant dans la mode n’a de limites que l’imagination des créateurs. Sans doute nous faudra t-il encore attendre pour voir apparaître sur le marché le sac à hologrammes ou le T-shirt détectant le diabète. En attendant, la fantaisie des couturiers permet de faire avancer la recherche, et c’est sans doute le principal.
L’atelier « social networking » était consacré à une discussion autour des réseaux sociaux, de leurs perspectives d’avenir et des stratégies d’investigation des plateformes sociales.
Il était animé par André DAN, consultant et conférencier expert des réseaux sociaux, Président de Challengy, autour de quatre intervenants :
Tout d’abord, l’animateur a donné une définition globale du concept de « social networking », au travers de la présentation d’un certain nombre de plateformes permettant de créer du lien social :
Après un rapide historique consacré aux réseaux sociaux, de Xanga à Twitter, le dernier en date, l’animateur a insisté sur l’explosion de ces dispositifs orientés web 2.0. Ces réseaux sociaux engendrent de nouveaux usages :
Puis, l’animateur a remis en contexte la dynamique des réseaux sociaux, en avançant un certain nombre de freins :
Tom Gauthier a alors pris la parole en présentant des solutions web 3D en temps réel, un marché sur lequel est positionnée sa société V-Culte. Concrètement, il s’agit des mondes virtuels tels que l’incontournable Second Life, dans lesquels les utilisateurs créent leur propre avatar, communiquent et interfèrent avec des contenus virtuels. Par le biais de diverses statistiques, il a mis en exergue la dominance américaine et japonaise sur le secteur, ainsi que la segmentation du marché. Il a également évoqué le « business model » qui se crée autour de ces plateformes virtuelles : suscription, achat d’objets virtuels, publicité, etc. Enfin, il a évoqué les perspectives de marché à moyen terme de ce secteur d’activité, et l’engouement actuel des moins de 15 ans pour ces technologies.
Alain Delcroix est ensuite intervenu, il a insisté sur la transformation du web en un outil social, à l’heure où l’utilisation des réseaux sociaux commence à devancer celle de l’e-mailing. Il a également abordé la thématique du marketing sur les réseaux sociaux. Quelques exemples : la page fan sur Facebook, la recommandation à un ami, etc.
Nicolas Vieuxloup a par la suite présenté la société française Viadeo, un réseau social professionnel permettant d’entrer en relations avec certains membres, de retrouver des anciens collègues, de connaître l’actualité de certains de ses contacts, etc.
Enfin, les intervenants sont revenus sur les retombées économiques du social media. La discussion a alors tourné autour du social shopping (le fait, par exemple, de donner un avis sur un produit) et sur les stratégies à mettre en place pour investir une plateforme de réseau social du côté des entreprises. L’objectif étant d’« entrer dans la conversation », c’est-à-dire de créer une communauté partageant les codes et les valeurs de l’entreprise, et susceptible de les transmettre. Une lourde tâche qui revient au community manager.
Enfin, quelques conseils ont été donnés à qui veut utiliser correctement le social media :
Un système de questions-réponse a ensuite suivi, avec notamment des interrogations sur les dangers du social networking chez les plus jeunes, mais également sur le ROI d’une campagne publicitaire sur les réseaux sociaux.
La conférence plénière annonçait l’ouverture de ces Rencontres Net 2009. Son objectif était de fournir quelques éléments de réponses sur la manière dont nous vivrons en 2015.
Pour ce faire, Michel Picot, journaliste BFM, a animé une discussion entre différents acteurs stratégiques :

Dans un premier temps, ces différents intervenants ont évoqué la crise économique traversée par l’ensemble des Nations et son impact sur les innovations. Tous semblent unanimes et reconnaissent que pour redonner vie à un système en crise, il faut innover pour le rendre plus compétitif. Chaque intervenant a souligné que l’innovation ne doit pas être réduite aux seules technologies mais elle englobe d’autres aspects fondamentaux comme l’organisation de l’entreprise, son management, etc. En résumé, innover pour innover est totalement inutile, l’innovation qui est le passage au marché d’une invention doit faire l’objet d’une politique plus large, plus durable et être synonyme d’ouverture d’esprit.
Ensuite, Michel Picot a orienté la discussion vers la réalité d’Internet en 2015. Internet ne se limitera plus au simple poste mais migrera vers d’autres terminaux entraînant l’apparition de nouveaux usages et de nouvelles pratiques. L’Internet des objets révolutionnera en quelque sorte notre vie quotidienne. Nous pouvons d’ores et déjà en parler au présent car de nombreuses initiatives ont été mises en place. Par exemple, à Stockholm, IBM a mis au point un système permettant de gérer le trafic dans le but d’améliorer le confort de vie des habitants. Il s’agit d’une application peu visible d’un point de vue matériel mais ayant un impact positif sur tous les plans.
La discussion s’est alors davantage concentrée sur le Green IT, ses enjeux et ses possibilités. Une entreprise qui se déclare Green le fait à la fois pour réduire son empreinte écologique sur l’environnement mais également dans un objectif plus marketing car cela améliore son image auprès de ses collaborateurs et du grand public. Les intervenants ont clarifié les définitions du Green IT et du développement durable qui sont deux concepts employés souvent comme synonymes alors qu’ils ne correspondent pas à la même réalité : le développement durable n’inclut pas que l’aspect environnemental, contrairement au Green IT mais également les aspects économique et social.
À la suite de cette présentation sur le thème de l’écologie, Laurent Duiquet a été invité à présenter les évolutions, les tendances et les solutions futures du commerce électronique. Selon lui, la révolution principale du commerce électronique est le déplacement de son centre de gravité ; désormais l’accent est mis sur la relation entre le client et le vendeur avant, pendant et après la transaction. Le commerce aura lui aussi tendance, dans les années à venir, à être multicanal. Des exemples existent déjà : si un acheteur se rend dans un magasin, choisit un produit mais que celui-ci est momentanément indisponible, il pourra le commander sur Internet via une borne en magasin et se le faire livrer chez lui. Ces bornes pourront se généraliser et être placées dans d’autres endroits. Par exemple, dans une gare : le consommateur achète un produit dans sa gare de départ et le retire dans sa gare d’arrivée, etc. Les possibilités sont nombreuses. L’intégration des nouvelles technologies permettra donc de palier aux limites du commerce en ligne.
Enfin, Hugues Aubin est venu présenter le concept de ville intelligente en s’inspirant d’initiatives mises en place dans la ville de Rennes. Il rappelle que les technologies ne sont pas une fin en soi et que pour qu’elles soient intégrées dans les pratiques quotidiennes des habitants, il est nécessaire que ceux-ci les acceptent. Pour ce faire, il recommande d’appliquer le « bottom-up » ; c’est-à-dire de considérer avec attention les idées et les besoins du grand public et de ne pas fournir une application technique pure et aveugle. En effet, il est essentiel que la représentation mentale d’une ville soit maintenue et que celle-ci ne devienne pas un modèle hybride que personne ne reconnaît.
Animateur :
Intervenants :
Animé par Yann Kervarec, cet atelier a débuté avec près un bref rappel des événements marquants du World Wilde Web (naissance des premiers moteurs de recherche, naissance de Facebook …). Eric Delcroix, spécialiste en réseaux sociaux a inauguré cet atelier avec le thème des réseaux sociaux.
Avant l’arrivée de Facebook sur la toile, il existait déjà quelques sites de réseaux sociaux. Le succès de Facebook s’explique notamment par le fait que de nombreuses applications lui ont été ajoutées ‘suggestions d’amis, jeux…).
Eric Delcroix a développé l’idée selon laquelle, dans un futur proche, Facebook pourrait devenir le prochain point d’entrée sur le web.
Dominique Cardon, sociologue, a poursuivi cet atelier en s’interrogeant sur l’avenir des données que chaque internaute saisis sur les sites de réseaux sociaux. L’espace public a subit une véritable transformation. Les réseaux sociaux contribuent à produire de la conversation privé en publique. Pour les internautes, l’intérêt de Facebook est essentiellement de se rendre plus visible aux autres.
Dominique Cardon qualifie le web des réseaux sociaux comme un « web en clair obscur ». La vie est ainsi plus riche et l’on est plus attentif aux autres. Cependant, des problèmes de surveillance et d’espionnage subsistent.
L’apparition des réseaux sociaux a considérablement modifié certains usages sur le web puisqu’à l’origine le web était « une affaire de planqués ».
Maxence Devoghelaere a poursuivi cet atelier en présentant ce qui pourrait être le jeu vidéo de demain sur le web.
Selon lui, le secteur des jeux vidéo se dirigent vers un phénomène de dématérialisation. En effet, le jeu ne sera plus uniquement disponible sur un support mais affichable directement dans son navigateur.
Quant aux sites internet, ils devraient se diriger vers plus d’animations en trois dimensions.
Après une démonstration d’un nouveau genre de jeu vidéo développé par la société 3D DUO, Maxence Devoghelaere a poursuivi son intervention en expliquant qu’avec ce nouveau genre de jeu, les internautes pourront interagir avec d’autres internautes au sein même du jeu, mener des missions ensembles…
Le principe est donc d’imbriquer les réseaux sociaux dans ce jeu. Le but est vraiment de permettre aux internautes de s’amuser ensemble et non de s’espionner.
Selon Frédérick WAREMBOURG, le phénomène des micro-contenus (sms , Twitter…) caractérise le web tel que nous le connaissons aujourd’hui. A l’avenir, le web va évoluer vers le web 2.0² ou autrement dit le web 3.0. Avec le web 3.0, l’intérêt sera de donner du sens au web.
Selon Maxence Devoghelaere, le web 2.0 n’est qu’aux prémices de son évolution. Le web de demain se caractérisera par des interfaces simplifiées, une convergence des technologies qui existent aujourd’hui.
Selon Frédérick WAREMBOURG, le web de demain sera un web de projection et de visualisation. Le principe de la réalité augmentée sera omniprésent. Cela dépendra des usages des utilisateurs parce que ce sont ces usages qui font la force d’une technologie.
L’atelier « Ville intelligente : Le citoyen usager au cœur d’un monde réel et virtuel » a permis de faire un état des lieux des initiatives en matière d’urbanisme intelligent et de dresser quelques perspectives pour la ville en 2015.
Animateur :
Intervenants :
Loïc Hay a d’abord rappelé que, pour imaginer la ville du futur, deux méthodes sont envisageables : le forecasting et le backcasting. Tandis que l’une consiste à se projeter dans l’avenir en se fondant sur les tendances actuelles, la seconde relève plus du politique en réfléchissant davantage à ce qui est souhaitable que techniquement réalisable.
Hugues Aubin a ensuite pris la parole pour parler des mutations qui ont lieu aujourd’hui en termes de rassemblement et d’activité sociale.
S’appuyant sur son expérience à Rennes, il a montré que les citoyens et particulièrement les jeunes générations se détournent aujourd’hui de l’engagement associatif et préfèrent désormais les réseaux sociaux pour mener des actions de rassemblement, par exemple les fameux flash mobs. Ces réseaux offrent en effet des possibilités de rassemblement inédites et très efficaces grâce à la communication virale.
Pour Hugues Aubin, il n’y a aucune raison pour que la performance publique soit en-deçà de ce qu’on peuvent offrir les outils privés, et l’enjeu pour la ville est à présent de développer des canaux d’interaction entre ses citoyens.
A Rennes, cela passe par exemple par La Ruche, réseau social local qui permet aux habitants rennais de communiquer et se rassembler sous forme de communauté. Hugues Aubin a également évoqué les projets d’applications de réalité augmentée, permettant par exemple aux habitants de visualiser instantanément les horaires d’ouverture des services publics de leur ville, ou de voir se dresser virtuellement devant eux les futurs projets d’urbanisme sur les barrières des chantiers.
Parce que la ville du futur se dessine aussi avec les acteurs privés, Pascal Lerideau s’est fait le porte-parole de la société 3M, qui développe des solutions de traçabilité à destination des bibliothèques et des réseaux de télécommunication.
L’intervenant a décrit les solutions intelligentes qui se préparaient pour demain, et a par exemple évoqué la possibilité d’emprunter des livres à sa bibliothèque depuis le métro, à travers des machines en libre-service.
La conférence s’est achevée par un dialogue entre les intervenants et le public. Un spectateur s’est ainsi inquiété des conséquences des nouvelles technologies sur les libertés individuelles, réagissant à la diffusion d’un reportage sur l’arrivée de bracelets électroniques dans une maison de retraite de Lomme.
Cet atelier a donc fourni une vision complète et concrète de ce que pouvait devenir nos villes, avec une juste prise en compte des facteurs économiques, sociétaux, politiques et bien sûr humains.
Étaient présents :
Le développement de l’e-santé part de plusieurs constats :
Nous avons désormais une espérance de vie plus étendue, mais les personnes âgées sont les plus concernées par les maladies chroniques réclamant un suivi médical plus régulier et des soins plus lourds. Cependant, les frais de santé et les frais d’hospitalisation coûtent extrêmement chers (1.000 à 3.000 euros par jour contre 30 à 100 euros pour une hospitalisation à domicile). De plus, le personnel médical déserte peu à peu les zones rurales. Il est donc nécessaire de déployer davantage les solutions de médecine à distance.
Quelques explications sur l’e-santé :
L’e-santé est un terme récent qui englobe la télémédecine. La télémédecine plus ancienne bénéficie, quant à elle, d’une définition légale, elle concerne des « actes médicaux faits à distance ».
Ces actes médicaux relèvent :
Quelques initiatives mises au point par Orange Healthcare :
Pour les patients : cela consiste en l’amélioration de leur qualité de vie en leur permettant d’avoir un contact simple et rapide avec le corps médical
Pour les professionnels de la santé : Il s’agit en fait de faciliter le travail des professionnels de la santé en améliorant la coordination et la circulation des informations tout en garantissant la confidentialité.
Quelques initiatives de Cisco :
Les problèmes du développement de l’e-santé :
L’e-santé à un coût important en recherche et développement, en installation et en maintenance mais elle est inévitable dans certains cas comme l’éloignement géographique entre patient et médecin, conditions climatiques empêchant la rencontre en présentiel, l’emprisonnement des personnes, etc.
Les problèmes ne sont pas d’ordre technique ou informatique mais relèvent des difficultés de financement (public et privé), de l’absence de normalisation, de la difficile reconnaissance de l’acte médical à distance et de la question du stockage des données.
Le KIWIE (Korea International Women’s Inventions Expositions) a récompensé cette année les travaux de la chercheuse lettone Inga Lyashenko. Ses travaux portent sur l’alliance polyamide et argent pour un textile révolutionnaire.
En effet, celui-ci permet la création de « texticaments » à l’efficacité médicale prouvée. Les vêtements crées (chaussettes, pantalon, t-shirts…) peuvent révéler de nombreux atouts : anti-transpirants, antifongiques, antibactériens, conservateurs de chaleur… En outre, on trouve des bas de contentions nettement plus efficaces et permettant de lutter contre les insuffisances veineuses chroniques ou encore les lymphostases.
En attendant les futurs travaux de la chercheuse sur les fils d’ambre aux propriétés antiseptiques, on pourra voir la production industrielle des premiers vêtements-médicaments en 2010.
Source : Bulletins électroniques.com